Immobilier neuf : les prix en province.

Entre 2010 et 2011, la plupart des grandes villes de France affichent une hausse des prix de l'immobilier neuf. Dans des proportions très contrastées, en revanche, ce qui vaut pour l'une ne vaut pas pour l'autre. Première constatation : sur 23 villes étudiées, 3 seulement enregistrent un recul des prix. Angers, Nice et Caen se contractent de -4,3%, -1,7% et -0,1% respectivement. Nice est la ville où le prix du mètre carré est le plus élevé à 5 220€ à l'opposé de Brest, ville la moins chère à 2 835€/m2 qui enregistre pour sa part une hausse de prix de +5,9%. En dehors de 3 villes dont les valeurs se sont stabilisées en 2011 (Tours, Vannes et Rennes), les suivantes affichent des hausses en +1,7% (Rouen) et +9,5% (Strasbourg). Bordeaux, Lyon et Nantes se situent dans la fourchette haute avec +6,0%, +6,2% et +8,3% respectivement.

Pour la fédération des promoteurs immobiliers, 2012 va poursuivre la décrue entamée en 2011. Si le nombre de ventes ancien et neuf confondus reste performant, les transactions dans le neuf ont reculé de 20% l'an passé. Elles devraient subir le même sort en 2012 dans des proportions identiques. Déjà en 2011, la réduction de l'avantage fiscal du Scellier avait porté un coup préjudiciable au secteur. Le gouvernement a décidé de taper encore plus fort cette année en bloquant l'avantage à 13% du montant de l'investissement et en réduisant de moitié l'enveloppe du PTZ+. Autre facteur aggravant : la réforme des plus-values immobilières qui pèsera sur la décision de investisseurs potentiels. Face à la difficulté, certains promoteurs font des efforts commerciaux, limités aux zones périphériques et dans des proportions réduites, car ils ne disposent d'aucun stock, et que la généralisation des normes de performances énergétiques ne leur permet pas de brader les programmes immobiliers.



Gerard Mihranyan

Par , le mercredi 15 février 2012

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