Immobilier locatif : et après le Scellier ?

Les promoteurs immobiliers sont humbles : ils s'estiment incapables de survivre sans aide de l'Etat. Ils ont l'habitude d'être soutenus par une politique publique en faveur du logement depuis une trentaine d'années. On estime à 50% le volume des logements locatifs construits sous l'impulsion d'un avantage fiscal. Les dispositifs de soutien à l'investissement auraient ainsi permis la construction d'un million de logements. Cette production de logements locatifs favorisée par des dispositifs de défiscalisation n'aura fait que compenser le désengagement des institutionnels (banques et compagnies d'assurances) qui possédaient 20% du parc locatif.

Difficile dès lors de lâcher les béquilles. On voit mal pourtant les politiques s'engager avant l'échéance électorale. Au-delà des contraintes du calendrier, l'état des finances publiques ne permet pas d'espérer un plan en faveur de l'investissement locatif en 2012. On peut toutefois envisager que la réflexion sera conduite une fois l'arrivée d'un nouvel exécutif. 2012 sera une année de transition avec un avantage fiscal du Scellier réduit à 13% (pour les seuls logements BBC). Ce sera également l'année où l'on risque de voir les répercussions sur les prix et sur le montant des loyers à cause de la baisse automatique de biens neufs mis sur le marché.



Gerard Mihranyan

Par , le lundi 9 janvier 2012

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