Défiscalisation : investir dans une résidence étudiante

Défiscalisation : investir dans une résidence étudiante

La France compte plus de 2,5 millions d'étudiants, 6 sur 10 étant inscrits à l'université. La rentrée 2018, marquée par le boom démographique de l'an 2000, devrait établir un nouveau record. D'ici trois ans, le cap des 3 millions sera franchi. Depuis plusieurs décennies, les besoins en logement étudiants sont confrontés à la pénurie dans le parc universitaire et dans le parc privé. Investir dans une résidence étudiante s'avère une opération pérenne et rentable.

Les chiffres du logement étudiant

Chaque année un million d'étudiants fait une demande d'hébergement auprès du Crous qui ne dispose que de 375 000 logements. D'ici 2020, l'Etat prévoit de passer à 680 000 unités. Le compte n'est pas bon pour loger la population étudiante. Quelques données clefs à retenir :

  • 2/3 des étudiants vivent en dehors du domicile familial
  • 12% des étudiants vivent en colocation
  • 11% vivent en résidence universitaire
  • 2% vivent en internat
  • 60% bénéficient des APL (allocation logement)
  • 120 000 places en résidences étudiantes privées
  • 515€ : loyer moyen d'un logement étudiant.


La résidence étudiante, un bon plan d'investissement

La résidence étudiante est un marché porteur pour les investisseurs. Entre 2014 et 2017, le parc de résidences étudiantes s'est accru de 33%, une progression qui devrait être maintenue jusqu'en 2020. La plupart des projets sont localisés à Paris, Versailles et Créteil. Légèrement mieux dotées, les académies de Lyon, Montpellier, Toulouse et Bordeaux développent elles aussi des programmes de résidences étudiantes. Selon BNP Paribas Real Estate, d'autres métropoles concentrent un nombre intéressant de futures implantations (Rennes, Lille, Aix-Marseille, Nice). Les besoins seraient estimés à plus de 200 000 lits répartis sur les 15 plus grandes agglomérations.

En 2015, plus de 26% des étudiants étaient concentrés en Île-de-France. Les académies de Lyon, Lille, Toulouse et Nantes accueillaient 24% des effectifs totaux.

Parce qu'elle conjugue une bonne implantation et une gestion assurée par des opérateurs professionnels, la résidence étudiante privée garantit aux investisseurs :

  • une rentabilité nette estimée entre 4,5% et 6%
  • la sécurité du placement.

L'environnement réglementaire est incitatif dès lors que la résidence apporte des services aux occupants (réception, petit-déjeuner, entretien du linge, ménage). Le dispositif Censi-Bouvard impose d'acheter dans le neuf ; en contrepartie, l'investisseur bénéficie d'une réduction d'impôt à hauteur de 11% du montant HT de son investissement (dans la limite de 300 000€). A noter que le Censi-Bouvard n'est pas soumis aux contraintes du zonage et du plafonnement des loyers contrairement au dispositif Pinel. En adoptant le statut LMNP (Loueur en Meublé non Professionnel), le propriétaire récupère la TVA (20%) et peut bénéficier d'un abattement de 50% s'il perçoit moins de 32 000€ de revenus locatifs par an.

Les 3 acteurs principaux sur le marché de la résidence étudiante privée sont le Groupe Réside Etudes (Les Estudines), Nexity (Studéa) et BNP Paribas Real Estate (Studélites). Le conseil du cabinet CBRE : avant d'investir, vérifiez l'offre de studios et de 2-pièces dans la ville choisie ; s'ils restent vacants, mieux vaut aller voir ailleurs !








Gerard Mihranyan

Par , le mardi 10 juillet 2018

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